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lundi 13 juin 2011

L'Homme Vert, gardien sylvestre

Au sein de la forêt, au détour d'un bosquet, vous pensez entrapercevoir un visage souriant arborant une barbe de végétation touffue, pour finalement reléguer cette vision sur le compte de votre imagination et d'un jeu de lumière particulier...


l'Homme-Vert ou Green-Man (voire encore Metsänhaltia en Finlande, bien que ce terme date probablement des débuts du culte nordique), semble avoir été conçu vers 1978 par Kathleen Basford, dans un livre du même nom. N'oublions pas par-contre que cet Elémentaire chtonien est aussi ancien que les forêts primitives...


La représentation classique de l'Homme-Vert apparaît souvent sous les traits d'un masque sculpté dans le feuillage, un visage humain entouré de végétation, d'une tête constituée entièrement de feuilles. Voire parfois d'un être gigantesque entièrement composé d'écorce pour la peau, le tout parsemé d'une véritable orgie de verdure (je soupçonne d'ailleurs les Ents de Tolkien ainsi que les Sylvains de n'être que des extensions de cette entité millénaire...).


L'Homme-Vert est représenté dans de nombreuses églises d'Europe (en rapport avec une ancienne légende liée au peuple de Faerie qui aurait passé un pacte avec les tailleurs de pierre, mais, je conserve cette anecdote dans ma manche, sauf si l'un d'entre-vous insiste avec assez de ferveur pour me faire changer d'avis...), de même qu'à Moscou et New Delhi. Ce dernier est souvent façonné dans le pierre, le bois ou parfois caché dans les vitraux. De nos jours, l'Homme-Vert est même placé sur des bâtiments publics, auberges, maisons privées (il m'a d'ailleurs été donné d'en photographier un sur l'arche d'un théatre de Londres)...


Certaines coutumes Celtes font également référence à l'Homme-Vert (logique vu qu'il est certainement une évolution des cultes de la proto-histoire), notamment durant le Walpurgis (1er mai plus ou moins bien que le calendrier Celte soit décalé de plusieurs jours par rapport au nôtre). Les jeunes allaient au bois couper une branche d'aubépine pour la planter devant la porte de leur promise en signe de fécondité.


Une autre tradition veut que les mariages soient prohibés durant le mois de mai, car c'est une période rituelle des épousailles des Elémentaires, de l'union entre-autres du Green-Man et de la Green-Woman. Les jeunes filles ne pouvaient en aucun cas se rendre dans les bois sous peine de se faire violer par un Elémentaire (ne riez pas le viol est courant dans les récits traitants du Bon-peuple). Une dernier rite du mois de mai, consistait à marier un arbre : symbole de la puissance spirituelle de la nature, avec la plus jolie fille du village, tandis qu'un bûcheron se déguisait en Homme-Vert. A l'origine, il est supposé que la jeune fille devait s'unir charnellement avec l'Homme-Vert. Il s'agit des restes du mythe Celtique du dieu-bûcheron Esus abattant l'arbre pour libérer la déesse de l'hiver, et, qui par ses caresses (haem...), la réveille comme déesse du printemps.


Cette entité Celtique incarne la quintessence de la croissance végétale ainsi que le renouveau vernal. Un être puissant qui représente la pulsion irrésistible de la reproduction de la vie et servant parfois d'émissaire pour la Déesse-Mère (une des entité principale des Celtes souvent vue comme une femme à trois visages : la jeune fille, la femme enceinte et la vieille dame). Il est parfois mentionné dans certains écrits qu'il existe également une (ou des) Green-Woman appelées aussi Sheela-Na-Gigs. Pour Brian Branston, il s'agirait d'une représentation populaire de Freya (voir l'article sur le Ragnarök) ou de sa mère Nerthus. On peut en voir des exemples dans les anciennes églises normandes et romanes d'Angleterre, sous la forme de sculptures féminines aux attributs sexuels exagérés, souvent accroupies, jambes ouvertes, exhibant leur bas-ventre.





Green-Man et Green-Women, deux entités aux multiples noms et apparences et aux rôles multiples dont ces derniers s'entrecroisent en un complexe réseau d'entrelacs pareils aux racines de l'arbre, pour déboucher vers un but plus ou moins unique : incarner les aspects de la nature et lui rendre la gloire qu'elle mérite.


Idraemir

Dryades et Hammadryades

Le sujet des Dryades a déjà été évoqué vaguement par le passé, relié par le thème des Nymphes. Pour ma part, je préfère leur consacrer un article entier (sans oublier les Hammadryades), afin de rendre hommage à ces êtres Sylvestres.


Hammadryades : (le bois et l'être en un parfait accord)



Les Hammadryades (Drys, Dru s: chêne – Hama : avec) sont un sous-ordre des Nymphes qui vivent à l'intérieur d'un arbre-frère, sans jamais le quitter. l'Hammadryade n'a d'autre forme que celle de son arbre dont elle partage le destin (voire même ce qu'il ressent, en un une parfaite harmonie). Si l'arbre est blessé la dame sylvestre souffrira et hurlera sa douleur. Par contre, si l'arbre est déraciné, elle s'envolera cherchant dans la chênaie une autre demeure plus accueillante.


Si par contre l'antique géant de la forêt finit par s'éteindre et se dessécher, elle finira emprisonnée au fond de son être creux, tout en continuant une existence fade et ralentie comparée aux myriades de sensations délicieuses qui l'assaillaient par chaque radicelle, bourgeon, goutte de sève de son protecteur. Une fois la carcasse de l'arbre tombée en poussière, l'Hammardryade restera au pied de cette dernière, telle une fumerolle fantomatique, sauf si un chêne généreux l'invite à partager son flanc.


Les antiques forêts de Brocéliande contenant de gigantesques chênes, seraient le refuge idéal pour ces êtres de la nature. Dans les forêts nordiques, il a été découvert sous les racines, des ruisselets de cristaux de roche (cristal transparent utilisé pour certaines de ses vertus) au goût salé. Selon certains (je vous laisse en tirer vos propres conclusions), il s'agirait de larmes d'Hammadryades tombées au cours des siècles à travers les fissures de l'écorce.



Créatures pudiques bien que nues (elles peuvent modifier leur forme lorsqu'un voyageur semble être sur le point de les surprendre), les Hamadryades se nourrissent principalement de fruits, baies,nectar, bref, tout ce que la forêt peut leur offrir dans sa générosité. Discrètes et souvent en sommeil, elles peuvent se montrer redoutables pour défendre leur hôte des bûcherons, un bel exemple d'harmonie fusionnelle dans le fond...


Dryades :

Contrairement aux Hammardryades, les Dryades ont la capacité de quitter l'arbre qui leur sert d'abri. Elles se doivent d'ailleurs de répondre à l'appel du Petit-peuple à la mi-mars lorsque la sève monte au sein des arbres.


Son aspect est d'une beauté à couper le souffle. Elancée mais vigoureuse, le corps est terminé par une arabesque afin de figurer le tronc et les racines de l'arbre géniteur. La peau possède l'éclat des fleurs sous la lumière et sa voix est si ténue et musicale qu'il est facile de la confondre avec le gargouillis des sources, le bruissement des feuilles, voire le chant des oiseaux (qu'elle s'amuse d'ailleurs à affronter lors d'interminables duels de trilles et de roucoulades). Sa longue chevelure fleurie à la propriété de changer et de s'harmoniser au fil des saisons le tout enveloppé d'un doux parfum persistant de sous-bois printaniers.


Voilà, j'espère vous avoir un bref instant ouvert les portes d'un monde d'harmonie et d'apaisement où les fleurs poussent à chacun de vos pas...


Idraemir

mardi 31 mai 2011

Les Alfes clairs

Comme prévu, voici la suite de l'article traitant des Alfes (Elfes pour ceux qui n'ont pas suivi) avec cette fois, la suite logique : les Alfes clairs (un peu de redondance n'a jamais tué personne jusqu'ici...).


Les Alfes clairs :

Demeure classique des Elfes.

Pour commencer, il semble qu'il existe plusieurs espèces d'Elfes dans la mythologie nordique : les Dunälfenne (Elfes des collines), les Feldälfenne (Elfes des champs et des eaux courantes), les Muntälfenne (Elfes des montagnes) , les Seälfenne (Elfes de la mer), les Undälfenne (Elfes des arbres).


Elfe des bois.

En Ecosse, on peut aussi voir des Dun-Elfen (Elfes des dunes), les Berg-Elfen (Elfes des collines), les Munt-Elfen (Elfes des montagnes), les Feld-Elfen (Elfes des champs), les Wudu-Elfen (Elfes des bois et non pas Elfes du vaudou...) et les Woeter-Elfen (Elfes des eaux).


Représentation classique de l'Elfe de lumière (Galadriel pour information).

Les Elfes de lumière des légendes nordiques (ceux qui n'ont pas été bannis durant la guerre) , résident au Alfheimr plan principalement composé de prairies verdoyantes ainsi que de forêts luxuriantes. Il est avant tout à préciser encore une fois, que les dieux nordiques sont séparés en deux familles bien distinctes : Les Ases et les Vanes. Les Vanes sont justement principalement d'origine elfique (Njörd le dieu de la mer et de l'abondance avec ses deux enfants jumeaux, Freyja, déesse de l'amour et Freyr dieu de la fécondité, entre-autres).


Comme Tolkien s'est fortement basé sur les légendes nordiques, ceux qui connaissent ses oeuvres n'apprendront pas grand-chose de neuf dans le paragraphe qui va suivre... Les Elfes sont gouvernés par une reine ainsi que son époux. Vivants dans des châteaux à l'architecture époustouflante (au point parfois de défier la logique elle-même), leurs tenues suivent leur fantaisie et leur humeur bien qu'une dominante semble suivre son cours : toujours les plus rares étoffes, les fourrures les plus chères ainsi que les bijoux et parfums les plus uniques au monde. Pour les Elfes, maintenir la beauté du monde ainsi que l'art et la création est le credo qui accompagne leur existence. Il n'est donc guère surprenant que les poètes, artistes et scaldes (bardes nordiques) soient bien vus dans leur cour.


Contrairement aux Elfes sombres, leurs cousins de la surface apprécient fortement les compliments et la flatterie qui sont fort prisées de la noblesse qui estime que leur origine divine se doit d'être respectée comme il se doit...

La parodie des Elfes :

Plus récemment, les Elfes se sont vus diminuer de taille et appeler le petit peuple (insulte à ne pas lancer à un Elfe pour celui qui ne tient pas à se ramasser un Elf-Shot dans le fondement) voire les bonne-gens (principalement en Irlande). Cette régression de taille et cette façon de les changer en petits êtres facétieux, passe aux yeux de certains auteurs comme une excellente façon de dénaturer le folklore (chose qui semble venir du catholicisme) et en forger une ridicule caricature... 

Èladämri, seigneur des frondaisons (à droite) Elfe qui sacrifia sa vie lors de la guerre Phyrexianne (voir Magic).

 En réalité les Elfes sont associés au monde des Elémentaires : esprits et entités primordiaux de la nature. L'homme leur rendait hommage bien avant les Dieux. Cette vision adoucie des Elfes et autres entités leur donnant l'aspect de petits bonshommes rigolos n'est apparue que vers le XVIème siècle (bien que l'on puisse trouver déjà quelques légères traces au Moyen-age), encouragée par les auteurs romantiques pour reléguer la tradition au fin-fond de l'enfance (même si la tendance semble s'inverser au fil du temps), au fur et à mesure ou l'homme a cru domestiquer Mère-nature.


Le temps des Elfes :

Pour en revenir au sujet principal, les Elfes semblent associés a l'élément de l'air (la terre pour les Gnomes, le feu pour les Salamandres, l'eau pour les Nymphes), dans le monde Celte, ils résident dans un autre monde superposé au nôtre dont les portes ne s'ouvrent qu'en certaines occasions spéciales (où la frontière entre nos mondes s'affine pour laisser poindre quelques ouvertures), notamment lors de la fête de Samhain durant la sombre période, leur offrant l'occasion de se mêler aux humains le temps d'une nuit. L'entrée de leur monde est proche des tumulus et autres monuments funéraires (sans oublier les dolmens et menhirs). Il ne serait possible d'y accéder qu'en en faisant plusieurs fois le tour (le chiffre précis semble être un nombre de la table de trois) , afin pour les plus chanceux, d'y résider pendant un an et un jour.


Un autre détail est à ne jamais sous-estimer : le temps ! En effet, dans le monde merveilleux des Elfes, le temps semble s'écouler de manière totalement anarchique. Un homme quittant son monde, peut se retrouver dans son pays alors qu'une seconde s'est écoulée, voire vingt ans (le temps reprendra son dû et l'on cite dans certaines légendes, des hommes tombant en poussière en foulant leur terre natale)...


Les afflictions des Elfes :

Comme cité plus haut, les Elfes peuvent être généreux comme vicieux et sans pitié. L'Elf-shot (coup de l'Elfe) en est un exemple parfait. Une flèche à la pointe en silex (les Elfes de Faerie haïssent le fer qui est une création de l'homme, donc n'appartenant pas au monde naturel) qui, une fois tirée, blesse les organes vitaux sans laisser de marques sur la peau (un homme victime d'infarctus est souvent pris pour une victime de l'Elf-shot). Ce genre d'arme était employé pour faire taire les personnes trop bavardes ou impudentes qui osaient confier ou consigner les secret du petit peuple.


Les maladies imaginaires ou non qui pleuvaient sur le peuple, semblaient trouver leur source au royaume elfique (merci l'église !) et, leur variété semble infinie (ça passe de la folie, à l'épilepsie sans oublier le grand classique de l'Elfe glouton qui absorbe tout ce que mange son hôte pour le faire lentement dépérir).

Savra, reine des Golgaris sur le plan de Ravnica.


En guise de conclusion, je pourrais dire que le sujet des Elfes est colossal à traiter dans son intégralité, par son infinie variété ainsi que les multiples sources qui sont bien plus complexes que les ramifications d'un arbre... Je me suis donc contenté de vous en offrir une approche générale avec le plus de précision possible afin de vous en donner une bonne base histoire de vous offrir (qui sait ?), le goût à l'Elficologie.



Idraemir

Les Alfes sombres

Si je lance le nom d'Alfe ou Alfar, personne ne saura vraiment de quoi je parle (hormis les initiés bien entendu). Mais si j'offre une traduction plus récente : Elfes, là, tout le monde en a au moins une fois entendu parler vaguement au cours de son existence. Je traiterais de l'origine des Elfes en scindant le tout en deux parties : les Alfes clairs et les Alfes noirs (en rallongeant la sauce parfois avec certains auteurs de Fantasy qui ont su à partir de quelques fragments de mythologie générer un univers entier riche et complexe à la fois).


Les origines :

Issus des contrées germano-scandinaves (sans oublier les îles britanniques), les Elfes sont des Elémentaires de deux sortes différentes (voir plus haut). Très tôt les Elfes et les Nains ont été confondus (allez savoir pourquoi...). Contrairement à la croyance populaire, dans la mythologie, le fait que les Elfes soient de lumière (Liosalfar) ou noirs (Dökkalfar) , ne rends pas les premiers bienfaisants ou les seconds diaboliques, loin de là... En effet, la racine du mot Albh (briller, être blanc) est fort proche du mot Alp (cauchemar).



En vérité les Elfes peuvent être beaux, aériens et bienfaisants ou, être hideux, chtoniens et maléfiques. Etant des incarnations de la nature, ils sont chaotiques et ambigus tout comme elle. Il ne faut pas oublier non plus que dans les légendes nordiques, les Elfes sont des vers grouillant sur le cadavre du Géant Ymir (voir l'article sur le Ragnarök).

Les Alfes noirs :

D'après certaines versions nordiques, une guerre (dont la raison semble se perdre aux confins des âges) a éclaté entre deux factions d'Elfes provoquant l'exil des Alfes noirs. Après une éternité d'errances, ces derniers supplièrent les Dvergar (Nains) qui, pris de pitié, partagèrent avec-eux leurs cavernes (tout en établissant une frontière entre le monde de Nidavellir et celui de Svàrtalfheimr. La cosmologie nordique est en effet séparée en plusieurs mondes). Après de nombreux efforts pour recréer une parcelle de leur domaine natal de lumière, les Elfes noirs amenèrent les plus magnifiques diamants afin de les incruster au plafond (pour former la voute céleste) , placèrent des gemmes soigneusement taillées afin de donner une illusion de végétation,... Bref, tentèrent de rendre ce labyrinthe de salles glaciales et obscures plus hospitalier.


Petit détail amusant à retenir, les Elémentaires sont réputés pour leur apparence souvent changeante qui n'est encore une fois qu'un reflet du chaos représentatif de dame nature. Les Elfes noirs sont souvent vus dans certaines versions comme des créatures sveltes avec une peau pâle, des yeux noirs (ou gris) et une chevelure de jais (parfois argentée pour les plus anciens).

Plan de Menzoberranzan.

Le renouveau rôlistique :

Un auteur en particulier de Fantasy m'a touché pour son approche particulière des Elfes noirs (appelés aussi Drows). Robert Anthony Salvatore, qui a formé l'épine dorsale des Royaumes-Oubliés avec notamment l'Outreterre : demeure des Elfes noirs et de bien d'autres créatures de sinistre réputation.

L'Outreterre, à la fois magnifique et dangereuse.

L'Outreterre est un titanesque réseau de cavernes situées sous la surface du monde de Faerûn et qui abrite : lacs souterrains, cités oubliées, mégalopoles tentaculaires,... Bref, un monde sous le monde. Les Elfes noirs, cette fois malfaisants et cruels, ont été chassés de la surface par leurs congénères pour un conflit entre le dieu des Elfes clairs et son épouse Lolth (déesse araignée de la torture, tyrannie, duperie, domination,... Et, principale déité du panthéon des Elfes noirs). On remarquera le lien avec la mythologie même si cette version varie légèrement pour mettre l'accent sur le côté malfaisant des Elfes.


Lolth, déesse des Drows.

Dans leur demeure souterraine, les Elfes noirs ont pu construire de titanesques cités (dont la plus grande est Menzoberranzan) parfois établies sur des stalagmites et stalactites habilement décorés des symboles de leur déesse, parfois posées sur des réseaux de toiles géantes tissées par magie... Dans ces lieux à la beauté écrasante baignés par des lueurs magiques, les Elfes laissent libre cours à leurs intrigues, dans le but d'acquérir un peu plus de pouvoir et de grimper les échelons de leur société pyramidale.


Pour faire une petite parenthèse d'ailleurs, les Elfes noirs ont une apparence légèrement différente de celle de la mythologie originelle. Légèrement plus petits que leurs cousins de la surface, leur peau est noire avec des reflets mauves et leurs yeux rouge-sang (plus rarement violets). Leurs cheveux blancs et leurs traits délicats offrent un aspect des plus séduisant qui n'est qu'une apparence pour masquer leur cruelle nature. Leur longévité bien supérieure a celle des humains leur confère une patience sans bornes dans l'exécution de leurs sinistres projets ce qui leur permet d'étudier une situation avec un certain détachement.


La société des Drows est principalement matriarcale : répartie en plusieurs maisons (familles) avec : les prêtresses de Lolth en haut du tableau et en-dessous, les mâles voués soit aux arcanes de la magie, soit au maniement des armes (les Drows sont extrêmement rapides au combat avec une forte préférence pour le maniement double du cimeterre). Profondément Xénophobes, ils se voient en race supérieure qui a été injustement chassée par les Elfes de la surface, vus comme des monstres sanguinaires (tout comme les autres races d'ailleurs). Dénués pour la plupart de sentiments tel que l'amour et l'attachement, ils ne tissent des liens que s'il y a une alliance (temporaire) avec des avantages politiques à la clé.

Prêtresse Drow.

Quelques Drows célèbres :


Drizzt Do'Urden :

Fils de Zaknafein et 3ème enfant de la mère matrone de sa maison (qui se doit donc d'être sacrifié à la déesse). Ce dernier échappe à la mort par l'assassinat d'un de ses frères (pour des raisons de pouvoir comme par hasard). Entrainé par son père, ce dernier deviendra un des plus grand épéiste de la cité mais partira en exil dans l'Outreterre, ulcéré par les méthodes de ses frères. Il rejoindra la surface sous la brûlante lueur du soleil pour peu à peu se faire des compagnons et briser le stéréotype de l'Elfe noir malfaisant.


Gromph Baenre :

Archimage de Menzoberranzan et maître de l'académie des arcanes. Il vit dans ses appartements protégés par de nombreux sorts de défenses au cas où un élève un peu trop ambitieux voudrait le déloger de son poste...


Jarlaxle :

Dirigeant d'une organisation de mercenaires nommée Bregan D'aerthe, il tient un rôle politique important à Menzoberranzan. D'un alignement plus neutre que la plupart de ses congénères, c'est un voleur invétéré aussi imprévisible que possible et qui raffole des objets magiques (qui complètent son équipement) qui le sortent de biens des embarras.

Liriel Baenre :

Fille de Gromph, moins connue que Drizzt, Liriel a également quitté l'Outreterre pour suivre son compagnon barbare Fyodor jusqu'en Rashéménie.


Le Draegloth : mi démon-mi Drow.

Je pense vous avoir dévoilé une parcelle de cet univers tout aussi riche que la mythologie originelle, et il me tarde de vous offrir le second chapitre qui traitera des Alfes clairs.


Autre représentation de Lolth.

Idraemir

Les Annales du Disque Monde

Si je vous dis que le monde est plat, juché sur 4 éléphants eux-mêmes sur la carapace d'une tortue de mer flottant dans l'espace sidéral. Vous me direz sans doute que j'abuse de l'essence de térébenthine, et pourtant non. Il s'agit de l'univers de l'auteur d'Héroïc-Fantasy Humoristique : Terry Pratchett.

La carte du Disque-Monde.

Pour faire bref dans sa petite histoire, Sir Terence David John Pratchett (rien que ça) , est un écrivain britannique né le 28 Avril 1948 à Beaconsfield. Dès l'âge de 13 ans notre auteur crée déjà sa première nouvelle (de science-fiction) pour ensuite se diriger plus tard vers des études en histoire de l'art, qu'il abandonnera au profit du journalisme. Après avoir changé un nombre conséquent de fois d'employeur dans le domaine palpitant de la presse, Pratchett (Pterry pour les fans) , se rend compte que ses publications occasionelles lui rapportent plus niveau finances que son propre boulot, ce qui va le conduire à troquer sa casquette de reporter, pour la plume de l'écrivain (à raison d'une publication tout les deux ans en moyenne).


De l'esprit forgé dans l'humour anglais du non-sens et de l'auto-dérision, va naître Les annales du Disque-Monde. Un univers étrange où le tissu de la réalité est aussi épais que que le papier peint que vous avez trouvé en solde chez Tonton-Tapis et, où la lumière elle-même semble faire des siennes (vu qu'elle vient de loin, elle prends son temps pour arriver).


Couii?

Sans plus tarder et sans vous gâcher le plaisir de la lecture en vous racontant le dénouement de certains livres, je vais faire une brève description de certains personnages des plus illustres du Disque-Monde :

Rincevent :

MaJe (oui oui vous lisez bien ce qui est écrit) incapable de faire le moindre sort (et surtout peu doué en orthographe vu l'inscription qu'il a cousu sur son chapeau pointu), il est passé maître dans l'art de prendre la poudre d'escampette au moindre danger et donc, d'affronter ses peurs en battant le record du 100 mètres... Accompagné du Bagage : sorte de coffre fourre-tout fait en poirier savant, doté de centaines de petites jambes pour le soutenir, ainsi que d'un foutu caractère qu'il n'est pas bon de subir. Notre Maje pourra parfaire ses techniques de : galopade-le-plus-loin-possible-de-ce-truc-merd-merd-merd, à travers ses multiples aventures autour du Disque.


Rincevent et son bagage.

La Mort :

Manieur de faux et de sabliers (oui, La Mort est bien de type masculin), la Mort se manifeste lors des décès d'illustres personnes dont le destin influe sur le monde. Accompagné de la Mort aux rats (Couiii?) et chevauchant un destrier immaculé répondant au doux nom de Bigadin (la Mort avait un cheval en os mais, à force de devoir prendre un sac d'osselets de rechange pour remplacer ceux qui tombaient en cours de route, il s'est dit que finalement les chevaux vivants c'était pas plus mal). Il va apparaître un nombre incalculable de fois dans les romans pour aller se reposer dans sa demeure (en noir et blanc) , entre deux coups de faux.



Vimaire, Carotte, Angua, Chiquard Chique du guet municipal :

Sans doute les personnages que je préfère dans cette série, ils incarnent la police de la grande cité d'Ankh Morpork. Le comissaire divisionnaire Vimaire, ancien alcoolique et flic du bout du casque jusqu'aux orteils (qui pointent souvent hors des bottes vu le montant de leur solde mensuelle), accompagné du capitaine Carotte : homme élevé chez les nains (pas facile quand on fait près de 2 mètres de haut), doté d'un sens de l'honneur et d'une gentillesse poussés à l'extrême. Sans oublier le sergent Angua, louve-garou et le caporal Chiquard Chiques (on ne sait pas trop s'il faut le qualifier d'homme et le reléguer au rang de primate serait insultant pour ces derniers...). Ensembles épaulés d'une foule de : Trolls, Nains, Zombies,... ils tenteront de faire respecter la loi de gré ou de force à la population Ankhmorporkienne.

Chiquard, Carotte, Vimaire et Côlon et heuuu un Dragon...

Le trio des sorcières :

Mémé Ciredutemps, doyenne des sorcières du pays de Lancre (on peut le parcourir de long en large en allant quérir son courrier) , capable d'emprunter le corps de n'importe quel animal et de ronchonner sur le beau temps. Elle sera toujours suivie de près par Nounou Ogg (matriarche d'une légion de fils qu'elle chérira comme une mère aimante le temps de tyranniser ses belles-filles) avec son inséparable chat : gredin et Magrat (à la blonde chevelure qui rappelle un buisson qu'on aurait pas taillé despuis une éternité), dans une floppée d'aventures trépidantes sur fond de têtologie (lisez les livres, je ne vais pas passer des heures
à tout expliquer.... Nan mais).


Havelock Vétérini :

Patricien d'Ankh Morpork pouvant faire dévier la course d'un troupeau de gnous enragés, dirige la cité d'une main de titane renforçé et partagant un goût prononçé pour les fruits de mers confits sans omettre son vieux chien en état de fossilisation avancée : Karlou.

Vétérini dans le fond accompagné de Léonard de Quirm, Chiquard et Côlon.

Les mendiants :

Le petit groupe de crève-la-faim composé de : Ron l'Infect (dont l'odeur est si développée qu'elle est dotée d'une conscience propre à tel point qu'elle va au théâtre et assiste à des conférences), Gaspode (chien miteux qui possède la faculté de parler), le Canard (sans doute le moins atteint de la bande hormis le fait qu'il porte un canard en guise de couvre-chef... -"Quel canard?") et quelques autres malheureux qui font leur petit nid douillet en bas des ponts pour savourer leur fameux ragoût de godasse à la boue (servi avec de la boue).

Pour celui-là, je vous laisse deviner.

Mustrum Ridculle :

Archichancellier de l'Université de l'Invisible (faculté des mages) qui, contrairement à ses collègues, se tape chaque matin un footing dans les bois et se passionne pour le noble art de la chasse (entendez qu'il tire sur tout ce qui bouge avec son arbalète en tentant de pousser le terme : en voie d'extinction par : éteint). Il dirige l'école des mages d'une manière originale : pendant que sa petite équipe vaque à ses occupations (qui consiste bien souvent à 3 repas par jour avec 20 entrées dans le menu et 2 cartes différentes pour la liste des desserts, sans oublier la digestion de 2 heures ensuite), ce dernier se consacre à son passe-temps favori : la chasse (entendez par là qu'il dézingue tout ce qui porte des plumes ou des poils à grands coups de tromblon).

Cohen le barbare :

Héros le plus célèbre du disque, grand habitué du sauvetage de vierges et du pillage de temples (des mauvaises langues pensent parfois que c'est l'inverse), ses exploits ont fait le tour du Disque. A tel point qu'il n'est désormais plus qu'un vieillard noueux et maigrichon (mais qui aura encore le loisir de vous en coller une).



Voilà, il me semble avoir donné un résumé assez détaillé de cet univers farfelu. Je tiens juste à préciser qu'il existe d'autres personnages qui n'apparaissent qu'une seule et unique fois ou par intermittence afin d'étoffer un peu le bazar, dans des livres uniques qui tournent sur des thématiques variées (la religion, la politique,...), prises sous la houle de la dérision et de l'humour. En espérant que ces quelques mots vont ont donné envie de fouler le sol de cet univers.

Idraemir